mercredi 7 décembre 2011

FIN DE LA NOUVELLE ZELANDE - DUNEDIN

Dunedin sera mon dernier arrêt. Après un voyage magnifique mais fatigant, voyageant de ville en village et d'auberge en auberge, faire le sac, defaire le sac, refaire le sac, trouver à manger et l'argent qui part très très vite. Ce dernier arrêt se fera dans la serénité la plus totale, plein les yeux et le coeur léger avec notre (très) critiquée équipe de France sur le toit du monde. Les journaux n'ont eu cesse de descendre cette équipe qui leur a soit disant volé leur ¼ de finale en 2007.

Bref une ville très sympa d'ou je décollerai quelques jours plus tard direction ma terre d'accueil première. Petit tour par la rue la plus pentue du monde et les monuments rares de la ville. Garée devant l'auberge, clein d'oeil à papa.

Après une hésitation mais un le projet finalement fou et irréalisable d'aller voir la finale à Auckland, je reste donc à Dunedin pour vivre ce moment historique. Quelques 5 ou 6 français trouvés dans une masse de néo-zélandais revanchards et parfois à la limite du correct. Des menaces de branlée du siècle et des chants et cris destabilisants. S'en suivent 80 minutes de mélange de sentiments, de la joie à l'immence tristesse mais surtout une grande déception mais une immence fierté. Des pleurs certes, mais des locaux plus que flagadas après une victoire d'un petit point très discutable. Après des centaines d'encouragements, parce qu'ils le savent qu'ils ont eu plus que très chaud, je m'engage dans une fiesta effreinée jusque tard dans la nuit. Ils ont gagné certes, mais ils ne nous ont pas passé les 50 points attendus, nous sommes respectés plus que jamais. En cas de victoire française, la demande d'asile et de protection à l'ambassade de france aurait pu être, je pense envisagée !!

La nuit se poursuit et me laissera un souvenir plus qu'impérissable, et particulièrement ensuite avec une nuit dans les bras non pas de morphée mais d'une rencontre innatendue...mystère !

Le retour morose à l'aéroport sera agrémenté par une surprise de taille. Faisant mon check-in au guichet, je vois Retière et Lievremont entrer par la grande porte, je me demande s'ils ont décidé de prendre un vol autre que celui des joueurs mais s'en suivent sous les aplaudissements timides à l'entrée de l'aéroport un par un tous les héros de la finale. Je n'en crois pas mes yeux, ils sont là, font des photos et signent des autographes, et je suis bloqué dans cette file d'enrgistrement qui n'avance pas !!! Je m'en defais finalement et me précipite sur les 2-3 joueurs qui trainent encore, Jo Maso, Dimitri Yachvili, Maxime Mermoz et s'il vous plait, Marc Lievremont ! J'échange quelques mots avec lui, il est dégouté, passé si prêt du but. Ils sont d'ailleurs tous dégoutés. Je passe alors la porte du terminal et me comprend qu'ils sont dans le même avion que moi !! Juste incroyable !! J'échange quelques mots avec les Toulousains Médard et Poux, Vincent Clerc est devant moi dans l'avion. Un bonheur pour une nouvelle Zélande qui se termine sur une excellente note.

Je quitte le pays nostalgiquement, des moments magiques dans mon coeur à tout jamais. Mais je retourne vers le chaud ! Il va maintenant falloir travailler, fini les vacances pour me renflouer un peu.










 

MILDFORD SOUND

Mildford Sound, peut être un des endroits les moins peuplés en nouvelle Zélande mais l'un des plus beaux et pour ma part, celui qui m'a le plus marqué. La route est à sens unique, vous me direz beaucoup de routes sont à sens unique mais celle ci fait quand même 150 kilomètres. Je m'enfonce donc dans les fjiords pour découvir ce que tout le monde décrit comme THE endroit à visiter dans le pays. Ce jour là, il pleut des cordes... Je passe donc la soirée dans une auberge, la seule sur 100 kilomètres à la ronde, pas très chère mais avec un serbo-croato-tchékoslovaque ronfleur dans la chambre (espèce très rare). Si on reste dehors on se fait litérallement bouffé par les sandfly (mouches des sables), de la taille d'un moucheron mais atrocement carnivores.

Le lendemain, temps un peu plus clément mais couvert. Je prends un bateau de croisière pour naviguer dans un bras de mer absoluement magnifique. Des phoques sauvages, montagnes, arc-en-ciel, indescriptible...A couper le souffle.








COTE EST NOUVELLE ZELANDE

Avec beaucoup de retard et avec toutes mes excuses je continue ce journal avec la suite de la nouvelle Zélande. Périple qui remonte maintenant à presque 2 mois... Oui bon ben on fait ce qu'on peut hein ! Pas toujours évident d'avoir une connexion internet dans le fin fond du bush Australien.

La côte Est de la Nouvelle Zélande n'est pas descriptible par écrit, c'est quelque chose qui se vit. Des paysages qui prennent au tripes et nous font relativiser sur notre petite existence et nos problèmes quotidiens. Une végétation inconue, une faune parfois surpennante et ce malgré les 15 petits degrés quotidiens.

Je me caille parfois mais ce froid est vivifiant et l'alternance monde sauvage-ville et rugby est un rythme très appréciable. L'après-midi sur la plage je ramasse des coques et des moules que je fais ensuite cuire le soir même au coin d'une chaudière dans une auberge ressemblant plutôt à une maison d'hôte. Mon hôte est une néo-zélandaise pure souche, avec un accent impossible mais une connaissance de son pays extraordinaire.

Le lendemain elle m'envoie dans une grotte à une heure de marche, tout simplement renversant... Le lendemain pêche au samon, qui sera sitôt fumé et agrémenté puis dégusté.

Le passage dans les villes pour les phases finales fut à chaque fois un moment innoubliable. Une demi finale de rêve avec tous les néo-zélandais pour la France ou plutôt contre les anglais ! Quelques litres de bière et un nightclub de folie pour une victoire bien arrosée ! Le quart de finale contre les gallois fut plus angoissant mais à Queenstown, réputée comme la ville la plus festive de l'île du sud. J'approuve. Ville ou j'ai passé quelques jours, au pied des montagnes, 2 jours après la fermeture de la saison de ski, à mon grand desespoir. Qu'a cela ne tienne, marche de 4 heures au pied du glacier de Franz Joseph et Jaccusi le soir toujours au pied des montagnes. Initiation au Hockey sur glace avec des jeunes kiwis (néo-zélandais) et soirée crèpes françaises !

















mercredi 16 novembre 2011

NOUVELLES FRAICHES

Le temps passe tellement vite...
Beaucoup attendent certainement de mes nouvelles car il s'en est passe des choses depuis la nouvelle zelande(pas d'accent desole clavier anglais). Malgres tout cette connexion restera tres limitee car tres chere ! Je reviendrai des que possible. Photos a venir...

Donc je suis bien entendu rentre en Australie apres une finale de coupe du monde innoubliable a Dunedin et dans le meme avion que notre valeureuse equipe de france s'il vous plait ! A l'heure ou je vous parle il fait a peu pres 34 degres a l'ombre ! Vu les sommes depensees en nouvelle zelande pour les vacances, un travail etait indispensable a trouver. Apres un bref passage a Byron Bay (plage australienne tres connue) et quelques coups de telephone, je me retrouve a l'ouest de Brisbane, Gatton, rendez vous pris lendemain 5h du mat pour alors ramasser des oignons ! Un travail assez penible mais assez remunerateur quand on a la technique ! Travail qui me permet de rester dans un camping a 80 dollars la semaine plutot sympa avec encore et toujours de super rencontres.

Deja 15 jours de travail dans les champs d'oignons avec quelques peripeties croustillantes que j'espere vous raconter tres bientot. Mercredi prochain en principe les vendanges commencent donc nouveau travail pendant un petit mois je pense avant de reprendre un peu de vacances !

Temps ecoule, je reviens vite !

samedi 22 octobre 2011

WAIKIRI BEACH - TEKAKA - COLINWOOD - NORD DE L'ILE DU SUD

Je commence tout naturellement par le nord de l'Ile du sud. L'information center me conseille de partir sur la Golden Bay pour y voir les colonies de phoques et d'oiseaux sauvages. Après une marche magnifique, je m'y retrouve seul, au milieu de nul part comme dans un livre d'images...Les phoques ne sont pas sur la plage mais lorsque je reviens sur mes pas, en longeant la rivière, un couple est là et se laisse photographier sans avoir remarque ma présence. Experience parmi tant d'autres...

Quelques jours dans le nord pour découvrir la source d'eau la plus claire au monde, les joies de la pêche au samon et une mer claire et non exploitée. L'ile du sud est plus sauvage que tous les endroits deserts possibles en France. Une herbe verte, des fougères géantes et des centaines de moutons.

Je m'arrète sur une plage deserte, un sandwitch "subway" fait maison, quelques rencontres sympas et l'aventure continue...Je m'arrête quand je veux m'arrêter, je mange quand je veux manger, la liberté en quelque sorte...





















ILE DU SUD

Oula que le temps passe vite ! Le blog demandant une connection suffisemment performante, je n'ai pas pu donner de nouvelles depuis que je suis passé sur l'ile du sud, beaucoup plus sauvage et nature que l'ile du nord. Après une dernière soirée en nightclub innoubliable à Wellington, théâtre de la déconvenue française face aux Tongiens, direction ile du sud en Ferry (ça m'a rappelé la Corse). Des paysages toujours plus beaux les uns que les autres, des villages tous les 100 kilomètres et des auberges dignes d'un "comme à la maison", voila comment je pourrais résumer cette experience.

Une balade au coeur des montagnes avec une faune et une flore ultra-diversifiée, une balade à cheval au grand galop au milieu des moutons, une pêche au saumon ou une partie de hockey sur glace avec des néo-zélandais talentueux, des souvenirs impérissables dans un doux parfum de coupe du monde de rugby avec une équipe de france disons, surpprenante !

Je n'aurais pas assez de tout l'après midi pour raconter ces 3 semaines dans l'ile du sud... un retour prévu le 25 sur Brisbane pour commencer à travailler.

Les dernières neiges m'ont offert des paysages somptueux mais trop tard pour le ski, dommage. On remplace cela par la fierté des locaux de Franz Josef, le glacier en prise de vue. Une plage deserte avec des décors toujours aussi bluffants, je ramasse quelques coques et moules pour le repas du soir. Une recette dictée par une retraitée néo-zélandaise à l'accent très prononcé pour une soirée innoubliable. Un climat capricieux alternant froid chaud et pluie soleil et les kilomètres avalés en van avec quelques belles rencontres.

Personnalités atypiques, les locaux n'hésitent pas à m'aider malgré leur anglais compliqué à comprendre. Actuellement à Dunedin pour finir le séjour et assister à la finale, je prends le temps d'écrire ici dans la bibliothèque en ce jour de pluie.

Des hasards, des rencontres, des découvertes et surtout un nouvel état d'esprit qui m'envahi de jour en jour... Pourquoi s'inquieter, pourquoi se poser des questions alors que tout parait si simple ? Tout problème a une solution.

Les photos suivent...